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COMPTE RENDU DU GROUPE DE PILOTAGE

de la ZEP de La Roche sur Yon

27 septembre 1999 (17H30- 19H45) rue de Verdun

Education nationale: tous les membres présents.
Ville: M.. ALLAIN, M.. DINEL, M.. GABORIT

Bilan de rentrée :
La ZEP et la politique de la Ville. 
Le contrat de Ville.
Les crédits ZEP.

I -M. Morin présente les chiffres de rentrée pour le premier degré sans reprendre le détail des évolutions des effectifs présenté à la réunion de rentrée des directeurs de la ZEP.  Il rappelle que la ZEP a perdu 101 élèves entre les rentrées 98 et 99.La Ville de la Roche perd près de 230 élèves dans les écoles publiques : la ZEP qui ne représente que I/3 des élèves yonnais a donc proportionnellement plus perdu même si le mouvement est général sur la Ville. En conséquence, les écoles de ZEP ont payé le prix fort avec 3 fermetures non prévues en élémentaire.  Certes Laênnec a ouvert une 6ème classe mais avec l'effet ZEP appliqué à 25 par classe et des effectifs identiques à ceux de l'an dernier.  Inversement la 6ème classe de Pont-Boileau n'a été maintenue qu'en gageant le poste du réseau Jean Yole resté vacant.  On a donc l'équivalent de 4 fermetures, ce qui correspond précisément à la perte subie.

Ces fermetures sont justifiées compte tenu de la baisse démographique: les taux d'encadrement s'améliorent même malgré les postes supprimés.  Toutefois les conditions dans lesquelles ces mesures ont été prises, le lendemain de la rentrée ne sont pas de nature à améliorer l'image de la ZEP.  Inquiétude de certains parents, enseignants déplacés après la rentrée, organisation pédagogique de 3 écoles modifiée. M. Morin pense qu'il faut en tirer des leçons pour la prochaine rentrée, afin d'éviter qu'un nouveau scénario catastrophe ne se mette en place.Il faut un suivi beaucoup plus fin des évolutions de population en cours d'année et incontestablement une meilleure anticipation sur les flux.  En effet l'analyse des données recueillies par Mme Goichon coordonnatrice, permet de pointer avec précision les mouvements survenus en fin d'année scolaire et pendant les vacances d'été.  Les tableaux sont remis aux membres du groupe: ils font apparaître des mouvements de population vers des communes rurales (60 enfants dont 55 sont localisés précisément sur la périphérie yonnaise et surtout Venansault, le nord et l'ouest du département.) Les familles ont quitté la Roche, soit par accès à des logements individuels (de type HLM ou non), soit à la suite de recomposition ou d'éclatement des familles. Les départs étaient imprévisibles et n'ont souvent pas été accompagnés de demandes de radiation.

Les flux inter-quartiers sont importants (avec ou sans dérogation du fait de déménagements) : cela représente 46 départs de la ZEP compensés par 65 arrivées, ce qui relativise l'aspect « répulsif » de la ZEP qui, au contraire, reste attractive à l'intérieur de la ville (cf par exemple le groupe scolaire Jean Yole qui bénéficie de dérogations en sa faveur : plus de 30% en maternelle notamment)..Les inscriptions dans le privé restent marginales (rappelons que l'élémentaire privé perd également près de 57 élèves sur la Ville). Le reste des départs imprévus correspond à des mutations professionnelles hors de la Vendée ( Cholet , Angers, Carcassonne, Nantes, Tours, Orléans, Arcachon....), des réorientations spécialisées.  On peut également penser que les arrivées de 2ans ont été très sensiblement surévaluées.

Les directeurs soulignent leur difficulté à anticiper d'un an sur les taux quand on connaît l'extrême mobilité des familles sur la ZEP : de fait au cours du mois de septembre 99,une trentaine d'enfants ont été inscrits ou radiés, ce qui représente un peu moins de 3% des effectifs mais traduit un phénomène durable et qui s'amplifie.  En maternelle on s'aperçoit que les chiffres annoncés et non atteints à la rentrée le seront fin septembre grâce à de nouveaux inscrits (notamment à Pyramides mat.).

M. Allain estime que la communication des données entre ville, directeurs et l’inspection peut encore s'améliorer et que la politique des HLM doit être mieux appréciée afin d'anticiper davantage.

M. Salaün estime que la rentrée n'est pas catastrophique et que les conditions de travail sont bonnes du fait des effectifs moindres.  Il pense qu'on a déjà passé beaucoup de temps à analyser les chiffres et que ses prévisions se sont avérées à peu près justes: il s'agit de travailler en confiance, mais de ne pas penser qu'il est possible de prévoir des départs qui se font dans l'urgence.  Il pense qu'on dramatise, alors que des classes ont déjà fermé en ZEP et qu'on n'a pas alors autant insisté sur les écarts prévisions/constats.

M. Morin pense en effet, qu'il est temps de se mettre au travail, la rentrée est derrière nous, mais il rappelle que celle de 2000 se prépare maintenant et que la ZEP n'a pas le droit à l'erreur.  On ne pourra se permettre de vivre deux années de suite une telle situation qui laisse des traces dans les esprits (cf mouvement de parents à J. Moulin). Deux données nouvelles existent : d'une part le contrat de réussite signé par le Recteur qui fixe le seuil ZEP à une moyenne de 25 par classe (il y a des limites à ne pas dépasser dans le cadre de ce contrat qui avantage sensiblement la ZEP),d'autre part la simple équité entre écoles qui n'autorise pas le maintien de postes à IO,15 ou même 20 élèves de moins que les prévisions.

M. Morin rappelle que la carte scolaire se prépare toute l'année et qu'entre mars et juillet, il faut prendre en compte les évolutions constatées : il s'étonne qu'au cours d'un conseil d'école fin juin on puisse affirmer que les effectifs de rentrée seront stables et qu'à la rentrée on découvre des effectifs inférieurs de plus de 20 élèves(sans compter les absents).  Mme Delage ( Pyramides) se demande s'il ne faudrait pas modifier les paramètres de la carte scolaire pour tenir compte justement de ces mouvements imprévus de population.  M. Moineau (Pyramides) dit qu'il continue de se fier aux déclarations des familles elles - mêmes lesquelles dans son cas ont confirmé les inscriptions en juin.. mais sont ensuite parties.

2-  En collège, la rentrée a été plus sereine: pour les seuls effectifs de 6ème, on note I5 8 inscrits à PIOBETTA pour I50 prévus et à HERRIOT 203 pour 205.  Cependant on remarque que les classes des collèges en REP dépassent la moyenne de 25 en 6ème et qu'à HERRIOT, les flux sont également importants (I5 départs compensés par 15 arrivées courant septembre. Mme Frugier fait remarquer qu'à PIOBETTA, l'esprit REP est réel et que les professeurs souhaitent travailler avec le premier degré (les stages communs en théâtre et cinéma recueillent un grand intérêt).

3-  M. Gaborit indique que conformément à l'ordre du jour prévu il présentera en conseil de zone l'état d'avancement du dossier du contrat de Ville.  Il rappelle que le souci de la ville est de garantir la mixité sociale des quartiers et de veiller tout particulièrement en ZEP à ce que la mixité du quartier se retrouve à l'école.  Force est de constater que ce n'est pas toujours le cas : on cite Pont- Boileau avec Le Coteau et la Vigne-aux-roses, Jean Moulin avec les Forges et la Brossardière, Pyramides dont M. Moineau pense que l'équilibre entre locatif HLM et pavillonnaire n'est plus une réalité dans l'école.

4- M. Dinel évoque le Contrat Educatif Local qui fera également l'objet d'une communication au conseil de zone.  Jean-Yole est entré dans le CEL Pont-Boileau est pressenti pour janvier 2000 et Jean-Moulin pour septembre 2000. Il rappelle que cette démarche s'inscrit dans la durée.  A une demande de M. Dublet, il est répondu que la ville confirme son intention de mettre en place le dispositif dès janvier 2000 si les familles le souhaitent.

5- M. Morin évoque les crédits ZEP pour le premier degré: une ligne budgétaire spécifique a été réintroduite qui a permis de subventionner les écoles demandeuses à hauteur de 50%.Deux écoles ont bénéficié de crédits DATAR pour leur équipement informatique (Pont-Boileau et Jean-Moulin).  Mme Hervouet, Imfaien, indique qu'une demande de subvention a été faite pour l'équipement BCD de Pyramides élem et Pont-Boileau mat.  Il est demandé à la ville de revenir à un système de cofinancement par projet avec une ligne propre pour la ZEP.  M. Salaün rappelle que c'est à la demande des directeurs que la répartition des crédits pédagogiques de la ville ne se fait plus par projet.  Mme Goichon le regrette.

6- La fiche synthèse sur les Zep de Vendée extraite de la conférence de presse de rentrée de monsieur l'inspecteur d'académie est présentée : pour les collèges les principaux s'étonnent de la formule «des crédits pédagogiques et des surveillants seront affectés ainsi que des indemnités versées ».Les REP sont-ils à part '? Il est précisé à une question de M. Salaün que des brigades ont bien été affectées à la ZEP en juillet sur deux jours afin de permettre une concertation plus approfondie : M. Morin a affecté ces remplaçants à la maternelle des Pyramides et à l'élémentaire de Pont-Boileau après consultation des directeurs. Quand 1'I.A dégagera de nouveaux moyens de nouvelles écoles seront contactées mais elles devront apporter vraisemblablement leur accord très vite car les délais sont courts.

Le groupe de pilotage en application du contrat de réussite s'est réuni en préparation du conseil de zone fixé au 5 octobre I999.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 19H45.

G.GOICHON, secrétaire                                                  P.MORIN, responsable de ZEP.

 

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