du
5 octobre 1999
Ouverture des travaux
à 17 h 45
dans les locaux de la Maison de Quartier des Forges à La Roche sur
Yon
Monsieur Morin, responsable de la Z.E.P., remercie le directeur de la Maison de quartier pour son accueil et rappelle qu’il s’agit de définir les priorités pour l’année lors de cette soirée. Le travail doit être lisible pour tous les Partenaires, aussi la parole sera donnée aux Parents dans un deuxième temps autour de sujets les concernant, choisis par eux.
De plus, la Politique scolaire ne peut se concevoir en dehors de la Politique de la Ville. Monsieur Gaborit, adjoint au Maire, expliquera donc ce qu’il en est actuellement à La Roche sur Yon. La Ville a en effet toujours accompagné notre démarche.
Monsieur Morin reprend quelques phrases extraites d’un discours de Madame La Ministre Ségolène Royal sur la mobilisation dans les Z.E.P. dans lesquelles on peut se reconnaître puisque malgré une rentrée difficile (fermetures de classes, C.E.L. remis...) la dynamique de la Z.E.P. s’est plutôt renforcée.
1 - Le contrat de Ville
Monsieur Gaborit explique cette notion d’abord au niveau national, puis au plan yonnais, avant de détailler le volet éducation de ce futur contrat.
( voir en annexe )
Monsieur Dinel précise que le C.E.L. (Contrat Educatif Local ) partie importante de ce volet Education du Contrat de Ville, a nécessité une longue réflexion avant son élaboration. Ceci explique le report d’un démarrage sur les écoles candidates de Pont Boileau et Jean Moulin en janvier et septembre 2000. Par contre, le site de Jean Yole, ayant bénéficié d’une période expérimentale de trois ans auparavant, fonctionne depuis la rentrée. Pour les autres écoles et quartiers correspondant à la Z.E.P. il n’est pas possible d’envisager d’étendre le dispositif actuellement pour des raisons financières, mais la demande pourra être faite ultérieurement.
2 - Priorités et mise en œuvre du contrat de réussite
2.1. Monsieur Morin rappelle que ce contrat élaboré tout au long de l’année dernière est le fruit d’un travail collectif de la part de tous les partenaires présents. Pour ne pas en rester au simple document officiel, nous avons souhaité, une présentation accessible à tous et illustrée, ce qui a été réalisé grâce à la participation du Crédit Mutuel. Comme nous nous y étions engagés, chaque partenaire pourra en posséder un exemplaire qui sera remis à l’issue du conseil, en présence de monsieur Emerit du Crédit Mutuel.
En additif à ce livret, les engagements du Recteur par l’intermédiaire de monsieur l’Inspecteur d’Académie, sont distribués, pour commentaires, aux participants. ( voir en annexe )
Pour la formation, monsieur Morin signale que déjà cette année trois stages ont été proposés : un stage « théâtre et communication » et un autre, « cinéma », en liaison avec les professeurs des collèges, et un stage d’école aux Pyramides autour de l’intégration ( CLIS et enfants du voyage). Ces formations ne sont bien sûr pas obligatoires, les enseignants volontaires sont remplacés dans leurs classes seulement au niveau de l’élémentaire, cela n’étant pas possible dans les collèges.
De plus des animations pédagogiques sont mises en place pour conforter certains des axes du contrat de réussite. Six heures seront ainsi consacrées à la mise en place des contrats de cycles à l’école primaire. Ils accentueront le travail d’équipe engagé ainsi que le souci d’aider les enfants en difficulté. Six heures sont aussi prévues avec une participation possible de parents volontaires autour de la problématique « les parents et la réussite scolaire ».
Madame Goichon signale que la première séance est prévue le mardi 19 octobre à 20 h 30 à la Maison de quartier de La Liberté. En effet, l’ACYAQ organise une conférence - débat intitulée : « Etre parent aujourd’hui, une place à tenir... encore et toujours » Il nous a semblé opportun de proposer cette conférence animée par Reynald BRIZAIS, maître de conférences en psychologie sociale à l’université de Nantes, dans le cadre de ces animations pédagogiques.
2.2. Pour les collèges, Monsieur Hydier présente d’abord les axes prioritaires d’ Herriot, en concordance avec le contrat de réussite et les objectifs du « collège 2000 »:
Þ s’appuyer sur les test d’évaluation pour améliorer les résultats bien qu’ils soient globalement meilleurs que l’an dernier
Þ améliorer l’aménagement du temps en veillant à ne pas ajouter de temps supplémentaire aux enfants en difficulté: les groupes d’aides sont ainsi prévus sur des temps très courts
Þ études encadrées pour les élèves en difficulté méthologique
Þ au niveau de la citoyenneté, prise en compte de la parole de l’élève même au niveau du principal du collège qui recevra les élèves régulièrement
Þ obtenir une réelle communication avec les enseignants du primaire pour aider au plus tôt les élèves en difficulté
Þ une heure tous les quinze jours de vie de classe pour exposer avec le professeur principal tous les problèmes rencontrés
Þ accent particulier sur la lecture comme moyen de faire progresser les élèves de façon transversale dans toutes les disciplines
Þ formation des enseignants en liaison avec le primaire.
Madame Frugier expose à son tour les axes prioritaires du collège Piobetta, les quatre derniers points ci-dessus sont repris auxquels sont ajoutés:
Þ une remise à niveau pour les élèves en grande difficulté (soit 2 h en français et 1 h en mathématiques) en très petits groupes
Þ l’aide au travail personnel hors temps scolaire est reconduite et assurée par une aide-éducatrice spécialisée dans le soutien scolaire
Þ renforcement des actions CM2/ 6ème (Aizenay, Beaulieu, Jean Yole)
Þ un groupe de réflexion travaille sur la mise en cohérence de l’enseignement du français de l’élémentaire au collège (J. Yole/ Piobetta) : mise en place d’une progression grammaticale qui sera testée cette annéeparticipation de tous les sixièmes au concours des Incorruptibles en partenariat avec le C.D.I. (action incitative à la lecture organisée par les maisons de la Presse)
Þ reconduction des parcours diversifiés pour les cinquièmes (six choix)
Þ mise en place d’une commission vie scolaire associant personnels du collège et parents
Þ accueil des élèves non-francophones (actuellement 16) en partenariat avec l’ADEPY et le CAREP
3 - Les Parents partenaires éducatifs
3.1. Madame Chicoine intervient au sujet de l’aménagement du temps à l’école Jean Yole. L’école élémentaire commence sa quatrième année avec des rythmes scolaires modifiés et l’école maternelle entame sa deuxième année.
Les parents n’ont pas constaté de perturbation particulière chez les enfants, malgré les craintes formulées au début de l’expérience notamment pour les mercredis matins. En effet, l’organisation globale de la semaine étant bien pensée, il n’y a pas de fatigue constatée.
Pour ce qui est des après - midis libérés en compensation du mercredi matin (mardi pour le cycle 3, jeudi pour les cycles 1 et 2 ) les parents sont tout à fait satisfaits des activités culturelles et sportives proposées par la Ville. Elles correspondent au choix des enfants, le taux de participation est d’ailleurs de 100%. Il est toutefois dommage de constater le manque de participation des parents en tant qu’accompagnateurs dans ces activités.
L’investissement des enfants aide ensuite les parents à choisir avec eux une inscription dans les structures proposant les mêmes activités : le choix est alors plus sûr.
Cette intervention n’amenant pas de remarque ni de question de la part des auditeurs, monsieur Morin propose de passer à la problématique suivante.
3.2. Madame Lahiouel intervient au nom des parents d’élèves de Gutenberg pour débattre sur l’action « petits déjeuners » proposée aux écoles de la Z.E.P. par la ville de la Roche sur Yon en partenariat avec la DDASS.
Cette action se déroule au choix, sur une ou deux semaines, dans l’année. Elle associe les enseignants volontaires aux parents concernés ainsi qu’aux travailleurs sociaux du quartier et aux services de santé. L’écho en est très positif. Les enfants apprécient la convivialité et la présence des parents au restaurant scolaire. Ils sont sensibilisés (les parents aussi) à la diversité possible de la nourriture du matin. Les enseignantes ont d’ailleurs constaté une amélioration du contenu des boîtes de goûter. Les parents participent plus facilement à ce genre d’action, se sentant directement concernés. Cette année, à Gutenberg, 21 parents ( sur 54 familles) ont assisté à tour de rôle à cette action. Certains osent maintenant s’investir sur d’autres actions proposées par l’école ou se sentent tout simplement plus à l’aise en y venant.
Serait à améliorer l’échange entre parents et professionnels (personnels de santé ou travailleurs sociaux du quartier) à l’issue de ces petits déjeuners. L’idée de préparer ensemble des menus permettrait d’approfondir les débats autour de la nourriture.
Monsieur Hydier signale qu’une expérience similaire va être menée à Herriot pour les sixièmes avec les personnels de santé.
Monsieur Dinel annonce que l’action sera reconduite cette année la première semaine de février et la semaine du 15 au 19 mai 2000.
Monsieur Roy, parent d’élève de Jean Moulin maternelle trouve que toutes ces actions n’ont pas lieu d’être. L’école se substitue trop aux domaines réservés des parents. Il craint un désengagement de ceux-ci pour des responsabilités qui les regardent exclusivement.
Monsieur Salaün ajoute qu’il ne s’agit que d’une sensibilisation, mais qu’elle est hélas à renouveler systématiquement, car le message passe auprès des élèves et des familles, mais il est trop vite oublié.
Monsieur Morin explique qu’il ne s’agit pas de se substituer aux familles mais de suppléer à certaines carences constatées et de faire modifier des comportements en faisant participer les familles sans vouloir donner de leçons.
Pour rester dans le même domaine, il signale que suite aux réflexions du groupe technique n°2, « école, lieu de vie », une demande avait été formulée auprès de la caisse des écoles pour favoriser la présence de parents aux repas de midi dans les restaurants scolaires de la Z.E.P..Cette demande a été écoutée, les parents qui le souhaitent pourront donc déjeuner avec un tarif préférentiel de 28 F 40 au lieu de 41 F 90.
Madame Morand, parent d’élève de Laënnec élémentaire pense que le prix est encore trop élevé pour certaines familles et rappelle qu’il avait été demandé qu’il soit plutôt aligné sur le tarif appliqué aux enfants. (Le double par exemple).
3.3. Madame Morand présente les réflexions des parents d’élèves de Laënnec, un an après leur accord pour entrer en Z.E.P. Malgré les peurs occasionnées par l’étiquette Z.E.P. pouvant dévaloriser l’image de l’école, cette entrée a plutôt représenté une opportunité pour prévenir l’échec scolaire prévisible pour certains enfants. Dans cette optique de prévention, les attentes portaient avant tout sur les taux d’encadrement : l’ouverture de la sixième classe, pour un effectif identique à celui de l’an dernier, a rassuré les parents.
Cinq à six parents ont participé aux groupes techniques de la Z.E.P. Cela leur a permis d’échanger, de partager leurs préoccupations avec d’autres écoles, de rechercher ensemble des pistes d’amélioration avec les autres partenaires... En résumé ils ont l’impression de ne plus avoir un rôle limité aux problèmes de mobilier ou de fuites d’eau ! Leur place est davantage considérée comme celle de co-éducateurs. Mais après un an de « constats », comment les actions peuvent-elles se concrétiser dans chaque site en restant compatibles avec le projet d’école ?
A ce jour, leurs préoccupations sont les suivantes : comment impliquer davantage les parents qui ne travaillent pas ou ceux qui sont plus disponibles mais qui restent encore en recul de l’école ? Les parents souhaitent un réel travail d’approche au quotidien, entre enseignants et parents pour « s’apprivoiser », faire tomber les peurs.
Monsieur Chabaud parent d’élève de Jean Moulin maternelle s’étonne qu’un tableau aussi idyllique soit dressé. Pourquoi n’aborde-t-on pas les problèmes vécus depuis la rentrée ?
Monsieur Morin précise en effet que ces problèmes ont déjà fait l’objet de longs développements lors de la réunion de rentrée des directeurs puis de celle du groupe de pilotage de la Z.E.P..La première cause étant due à la mobilité des populations, cette rentrée catastrophique était imprévisible. La conclusion est douloureuse (3 fermetures) mais cela « servira de leçon » pour cadrer les prochaines prévisions. L’exemple des fluctuations de septembre (3% de départs et d’arrivées) semble déjà inciter à la vigilance.
Madame Morand demande des informations sur la Semaine Nationale des parents.à l’école. La date doit être fixée par département, mais monsieur Salaün trouve cela artificiel. Il faut un travail de fond pour un suivi régulier des enfants.
4 - Les groupes techniques
Monsieur Morin rappelle leur rôle : alimenter le conseil de zone avec tous les partenaires pour faire des propositions autour des axes du contrat de réussite.
Le constat fait l’an dernier sur le fonctionnement de ces groupes, amène à proposer de nouvelles orientations : animation de ces groupes par une équipe de deux ou trois personnes différentes (enseignant, parent, autre partenaire...) qui, en concertation, réuniraient une dizaine de volontaires bien identifiés, prêts à s’engager pour l’année (avec au moins un représentant par école : enseignant ou parent).Les personnes intéressées pourront le signaler à madame Goichon.
Pour l’instant, le redémarrage pourra se faire autour des 4 groupes identifiés l’an dernier dont les responsables proposent d’aborder les problématiques suivantes :
Þ Pour le groupe N°1 : « Ecole lieu d’accueil », madame Goichon souhaite poursuivre la réflexion sur les lieux de parole pour les parents, dans, ou à côté de l’école.
Þ Pour le groupe N°2 : « Ecole lieu de vie », monsieur Roca pense qu’il faut suivre les actions en cours : mise en place des règlements intérieurs, accent sur la convivialité au moment des repas, coordination des actions proposées par la Ville.
Þ Pour le groupe N°3 : « Stratégies éducatives », madame Ordonneau propose de travailler sur les parcours personnalisés des élèves.
Þ Pour le groupe N°4 : « Maîtrise des langages », madame Hervouet souhaite développer la réflexion sur la communication et les problèmes y afférant.
En conclusion, monsieur Morin salue l’arrivée de monsieur Emerit du Crédit Mutuel. Il va nous permettre de nous approprier individuellement ce contrat de réussite grâce à la qualité du livret réalisé par son entreprise.
Monsieur Emerit rappelle que le Crédit Mutuel souhaite aider les projets qui valorisent les enfants, futurs citoyens et travailleurs. Il nous félicite d’ailleurs du partenariat déjà amorcé l’an dernier avec l’action « LIRE LA VILLE », initiée par la Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture, à laquelle la Z.E.P. avait participé de façon exemplaire (voir livret page 29). Il nous invite donc à continuer avec ce dynamisme.
20 heures : monsieur Morin conclut en remerciant la Ville de nous permettre de terminer cette soirée autour d’un apéritif auquel il convie les participants.
La coordonnatrice de la Z.E.P. : Le responsable de la Z.E.P. :
Gisèle GOICHON Philippe MORIN